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Le miel, des vertus qui cachent son côté acidifiant

Le miel, des vertus qui cachent son côté acidifiant

Lorsque je dis que le miel doit être consommé avec modération, je reçois toujours ce type d’affirmation : « pourtant le miel est bon pour la santé » et « il possède de vertus anti-infectieuses ». Je réponds à cela, le miel est meilleur pour la santé que le sucre, mais il est beaucoup moins bénéfique que les fruits frais, les légumes frais ou encore les légumes féculents. De plus, pour les personnes ayant déjà un état d’acidose marqué et des problèmes chroniques cliniquement installés, une consommation régulière de miel entretien le problème de santé, même si l’alimentation globale est relativement bonne.

Comment cela se fait-il ?

Le miel est un aliment très acide, avec un pH moyen de 4,0 ; c’est-à-dire proche de celui d’une orange. On ne ressent pas cette acidité en le consommant en raison de sa forte teneur en sucres. Le sucre masque l’acidose. L’ajout de sucre est procédé bien connu pour adoucir le goût acide d’une sauce tomate ou d’une vinaigrette.

Les aliments acides sont des aliments un peu particuliers. Ils sont naturellement riches en éléments acides, couplés à des éléments alcalins. Chez les personnes ayant un bon état, sur le plan énergétique, les acides organiques sont métabolisés et neutralisés, ce qui permet la libération des éléments alcalins. Pour ces personnes, la consommation d’aliments acides dégage un résultat final alcalinisant. Chez les personnes qui ne disposent pas d’une capacité énergétique suffisante (personnes malades, âgées, fatiguées), la neutralisation des acides organiques est incomplète. Le résultat final de la consommation d’aliments acides est donc acidifiant. La consommation des aliments acides doit donc s’effectuer en fonction de l’état énergétique de chacun. Une consommation excessive d’aliments acides possède toujours un effet acidifiant à long terme, puisque l’état énergétique évolue dans le temps en fonction de nos conditions de vie.

Les personnes avec un état énergétique insuffisant ne tolèrent plus les fruits acides. Elles ne possèdent plus la vitalité nécessaire à la neutralisation des acides organiques. Il en est de même pour le miel, même si sa concentration en glucides masque en partie cette digestion difficile. La concentration d’éléments acides organiques rend le miel très vite acidifiant, particulièrement lorsque la consommation est régulière. La situation est encore pire lorsqu’il est consommé en mauvais mélange alimentaire (par exemple, avec du pain). Les personnes avec des douleurs articulaires peuvent rapidement s’en apercevoir en arrêtant le miel durant quelques semaines. Bien évidement, il convient que leur alimentation ne continue pas à aggraver l’état d’acidose. Par exemple, avec la consommation importante d’aliments protéinés (viande, poisson, œufs, produits laitiers, noix, légumes secs), de céréales, de légumes secs, de sucre et d’alcool.

Le miel est un aliment stimulant par sa concentration en sucres (fructose, glucose, maltose, saccharose). Sa consommation donne l’impression d’avoir de l’énergie, même lorsque le corps en manque. Le miel possède bien sûr des intérêts nutritionnels avec ses sels minéraux (0,3% de sa composition), ses acides aminés libres, ses vitamines et ses antioxydants. Cependant, il devient vide défavorable pour la santé dès que la consommation dépasse les capacités métaboliques propres à chacun. Ces dernières peuvent être dépassées avec une faible quantité de miel, surtout avec une consommation régulière.

Une personne en état d’acidose doit privilégier les légumes frais et les fruits doux et mi-acides (pomme, poire, mangue, fraise, raisin, pêche, melon, pastèque, etc.). Elle doit éviter au maximum les fruits acides et elle doit supprimer le miel. En plus des fruits doux, elle doit surtout privilégier une consommation abondante de légumes frais et de légumes féculents (pommes de terre, patates, topinambours, etc.) au détriment des céréales (pain, pâtes, riz, maïs, etc.) et des légumes secs (lentilles, pois cassés, pois chiches, haricots secs, etc.). Sans cela, l’amélioration d’un état d’acidose important reste très limitée.

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À propos

Raphaël Perez

Auteur de 5 livres sur l'alimentation et la santé naturelle. www.drraphaelperez.fr/boutique Auteur - conférencier international Naturopathe hygiéniste - santé naturelle - suivi de jeûne
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Stéphane 21/02/2018 13:41

Bonjour Monsieur. Pour le miel, pourquoi vous ne faîtes pas la distinction entre le miel local qui vient des ruches Françaises et le miel chinois qui vient probablement d'un laboratoire ?
J'ai vu dans un reportage que le miel chinois est frelaté et n'est même pas fabriqué par des abeilles.
Franchement, quand je regarde la séquence sur cette vidéo, je ne peux pas mettre tout les miels au même niveau, et l'étiquette "originaire et non originaire de la CE", n'est pas un gage de qualité. C'est réducteur de réduire le miel à son rôle d'éducorant, en oubliant les autres propriétés: https://youtu.be/KLLCMqKhKgM?t=198
Le miel artisanal et non chauffé, n'à absolument rien à voir avec les miels vendus en grande surface, où les étiquettes "originaire et non originaire de la CE", pullule, même dans les rayons bio. Je fais une exception pour un certain miel italien, non chauffé (Rigoni di Asiago). On ne peut pas mettre les défauts d'un produit frelaté, sur un produit qui ne l'est pas.
Il y a des histoires avec le miel qui prêtent à sourire:
https://www.youtube.com/watch?v=SG2hR1RQUt8

Raphaël Perez 21/02/2018 17:40

Bonjour,
En effet, on ne peut pas mettre tout les miels au même niveau. Un produit artisanal est d'une qualité bien supérieur à un mail industriels, mais même le miel artisanal n'est pas à l'abri de la pollution par exemple. D'autre part, j'aborde dans ma vidéo la notion d'acidité dans le miel. Cette acidité est présente dans la très très grande majorité des miel, y compris de nombreux miels artisanaux. Cependant, ce dont vous écrivez au sujet de miel produit en laboratoire, de miels frelatés mérite d'être exposé même s'il ne s'agit pas du sujet de ma vidéo. Je viens de publier ce qui est pour moi le pire de la santé publique en France pour l'année 2017 et j'envisage d'étendre cela à d'autres rubrique pour parler du pire des problèmes spécifiquement alimentaires pour l'année 2018. J'ajouterai régulièrement des catégories pour dépeindre les choses qui affectent notre santé et notre qualité de vie et pour lesquels nous devons réellement prendre conscience que nous devons agir pour que cela ne se reproduise pas.

jojo 04/07/2015 17:01

A part l aciditę qu elle quantite de miel peut apporter une elevation. Des triglycerides
Merci

Raphaël 04/07/2015 17:43

A moins d'avoir vraiment une grosse consommation de miel, ce n'est pas juste le miel qui fera augmenter les triglycérides. Il faut regarder la consommation globale de sucre (sucrerie, fruits, produits industriels, produits raffinés comme le pain blanc par exemple) et de féculents, et de savoir s'ils sont digérés correctement. Si ce n'est pas le cas, il vont produire de l'alcool qui est favorable à l'augmentation des triglycérides.Cela s'ajoute bien évidemment à la consommation de boissons alcoolisées.C'est vraiment l'ensemble de l'alimentation et des capacités digestives qu'il faut regarder et pas seulement le miel.

radiofréquence Paris 23/10/2013 15:52

Merci pour ces informations sur le miel.
Et d'ailleurs, ce vertu est bien masqué c'est clair. Du coup, n'est-il pas dangeureux de donner du miel aux enfants?

Raphaël 27/10/2013 17:38



Bonjour,


Le miel il est moins dangereux pour les enfants que pour les adultes car ils possèdent une plus grande faculté de neutralisation des acides organiques. De plus, pour les enfants c'est un produit
acceptable puisqu'ils ont généralement un activité physique plus soutenue que les adultes.